Sans Filtres #02 :
Écologique le vintage ?
« Green driving ! »

California #03 - photo Marianne Waquier

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le vintage et l’écologie font bon ménage. On vous dit pourquoi…

 

Un de mes amis prédisait récemment que dans 10 ans, 15 tout au plus, un conducteur de véhicule thermique subira, en ville, le même regard réprobateur que celui qui, aujourd’hui, aurait l’audace d’allumer une cigarette dans un restaurant ! Et malheureusement, je crois qu’il a raison…

Et pourtant, rouler en véhicule vintage, c’est bon pour la planète !

Des chiffres !

Il suffit, pour s’en convaincre, de lire l’enquête socio-économique initiée par la FFVE ( Fédération Française des Véhicules d’Epoque ). Je vous engage à la consulter vous aussi : Enquête FFVE . Et là, que lisons-nous ?

– Que 59,5 % des véhicules de collection parcourent moins de 1000 km par an.

– Qu’ils constituent 1,5 % du parc automobile français mais ne représentent que 0,15 % du kilométrage annuel parcouru.

– Et que 99 % de ces engins sont équipés d’un moteur essence.

On voit bien que les amoureux de véhicules vintage les utilisent de manière raisonnée et que leur impact sur la pollution est négligeable. C’est ce que semble avoir compris la Mairie de Paris en leur octroyant une dérogation.

Et d’autres habitudes, propres aux collectionneurs, me paraissent tout aussi vertueuses…

Des lettres !

Car ces véhicules, nous les conservons ou les revendons à d’autres passionnés. Ils ne seront pas abandonnées dans la nature et nous n’aurons donc pas, avant longtemps, à nous préoccuper de leur recyclage. Nous les entretenons et les réparons quand ils tombent en panne. On est très loin de l’obsolescence programmée de nos objets contemporains.

Et puis, acheter vintage, cela ne mobilise pas de nouvelles matières premières. Ca n’utilise pas d’énergie fossile pour faire venir le produit neuf de l’usine où il a été produit. Si ce n’est pas du développement durable, ça…